[./index.html]
[./actualite.html]
[./compagnie_genese.html]
[./compagnie_equipe.html]
[./spectacles.html]
[./galerie_photo.html]
[./presse_revue_generale.html]
[./presse_accueil.html]
[./contact.html]
[mailto:alain@compagniesandrineanglĀde.co]
[./heritier_photos.html]
[./heritier_tournee.html]
[Web Creator] [LMSOFT]
Compagnie Sandrine Anglade
            
L'Héritier de village
Comédie en un acte de Marivaux 

6 comédiens et 2 guitaristes su scène
Tout public

Ce spectacle sera repris en 2017/2018
contactez nous : 06 62 15 29 02 / alain@compagniesandrineanglade.com

Fable-farce sur l'argent roi

Ils se croient riches.
On les croit riches.
Le temps dune parenthèse drôle et cynique, des individus que tout oppose socialement tentent de se séduire, inventent une communauté improbable où tout se dilue dans la valeur de l'argent.


Téléchargez le dossier artistique

Voir les photos

Voir les dates de la tournée 2015/2016
  

Au sortir de l’hiver 2013, j’écoutais une belle émission sur France Culture, un hommage à Patrice Chéreau. Celui-ci racontait les textes qui avaient jalonné son parcours au théâtre. Il évoqua L’Héritier de Village de Marivaux. Mise en scène de jeunesse mais à laquelle il restait très attaché.

Marivaux est le premier auteur que j’ai monté au théâtre (La Mère Confidente, Comédie Française, théâtre du Vieux Colonbier, 2003). J’avais envie de le retrouver et les mots de Chéreau ont attisé davantage mon désir.

J’ai relu cette pièce peu montée. La rencontre, soudain, s’est faite tant le sujet, le style, ses possibilités formelles sonnaient justes pour moi aujourd’hui.

Je n’arrive plus en effet à faire du théâtre sans parler du monde dans lequel je suis, sans interroger la société dans laquelle je vis : société de l’argent et du faux semblant.

Cette société-là, c’est aussi celle que décrit Marivaux, il y a 2 siècles.

Valeur d’universalité que cette prise de parole. Opportunité de se saisir de la farce et de la distance dans le temps pour mieux s’emparer de notre actualité.

Comment la réalité, construite sur du virtuel, s’unifie sous le principe de l’intérêt. Comment l’argent, intermédiaire universel, puissance abstraite, conduit vers une forme d’effacement des relations entre les hommes au profit d’une relation entre les choses. Ici, les différenciations culturelles (portées par le langage chez Marivaux) se dissolvent dans de nouvelles dépendances et inventent une société où l’argent est une fin en soi, imprégnant les rapports sociaux et la culture.

La pièce de Marivaux est une farce autant qu’une fable, un regard joyeusement ironique porté sur la  crédulité et l’hypocrisie des hommes confrontés à plus grand qu’eux : une noyade dans la richesse virtuelle. Une ivresse. Toute la pièce a le génie de se construire sur du vide, sur quelque chose qui n’existe pas, sur une richesse potentielle qui se révèlera être inexistante. Celle-ci engendre comportements décalés, séductions déplacées, mélanges incongrus des idiomes, où chacun s’oublie et s’enferme dans ce qui n’est plus lui mais seulement valeur et intérêt.

Les idiomes chez Marivaux en disent long sur l’identité sociale : nous les conserverons dans leur spécificité d’écriture sans pour autant appuyer le parlé paysan face à celui des nobles. L’énonciation, l’articulation du texte seront « modernisés »,  insistant sur la mise en évidence d’oppositions culturelles, détournant « ailleurs » la contextualisation induite par la syntaxe et le lexique. Une façon de raconter encore que même la langue se dissous dans l’argent.


Sandrine Anglade, septembre 2014

(c) Christophe Henry
Spectacle créé le 1 er octobre 2016 à L'espace Simenon de Rosny-sous-bois.

Coproduction : Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine (TnBA) ; Théâtre Le Montansier - Versailles ; Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre (MCNN) ; Théâtre de la Renaissance - Oullins ; Espace Simenon - Rosny-sous-Bois ; Théâtre Jacques Carat - Cachan. Avec l’aide à la création de la DRAC Île de France, de l'ADAMI, de la SPEDIDAM, du Jeune Théâtre National (JTN), du département du Val-de-Marne et de la ville de Rosny-Sous-Bois. Avec la participation artistique de l'ENSATT. Avec la participation technique de la Comédie Poitou-Charentes - Centre dramatique national.  La compagnie remercie l'Opéra National de Bordeaux pour sa participation à la réalisation de la scénographie, le Théâtre National Populaire pour les prêts de costumes, L’ARCAL et la compagnie Philippe Genty pour les prêts d’espaces, ainsi que Julie Robard-Gendre, Mathieu Lecoutre, Eva Alam et Anaïs Neige.

La Compagnie Sandrine Anglade est soutenue par le Département du Val-de-Marne et la Ville de Vincennes.
Elle est en résidence à L'espace Simenon de Rosny-sous-bois

Interview S. Anglade L'Héritier de village from Compagnie Sandrine Anglade on Vimeo.

Tournage réalisé au Théâtre de Suresnes Jean Vilar le 31 mai 2016 © Théâtre de Suresnes / Navarre Images
Interview de Sandrine Anglade :

Mise en scène : Sandrine Anglade
Assistant à la mise en scène : Yan Tassin
Stagiaire mise en scène : Marine Bellier-Dézert
Univers sonore : Romain Guerret et Arnaud Pilard (groupe Aline)
Chef de chant : Nikola Takov
Scénographie : Frédéric Casanova
Lumières : Sébastien Lefèvre
Costumes : Cindy Lombardi
Réalisation des costumes : Brice Wilsius
Stagiaire costumes : Océane Gerum
Collaboration dramaturgique : Claude Chestier
Régie générale : Julien Chérault et Wilfrid Connell
Administration : Alain Rauline assisté de Cécile Usaï
Communication : Jean-Luc Tartera
Stagiaires production : Théo Maugein et Alice Fricoteaux

Avec

Julie Bertin ou Sarah-Jane Sauvegrain (en alternance) : Madame Damis
Johann Cuny : Arlequin
Vincent Debost : Blaise
Tonin Palazzotto : Le Chevalier
Yacine Sif El Islam ou Yan Tassin (en alternance): Colin
Julie Teuf : Claudine, Colette
et
Romain Guerret et Arnaud Pilard : Les musiciens